Présentation

Gino Nazzareni est né dans la Drôme, à Montélimar. A deux mois, il arrivait en Ardèche à Villeneuve de Berg.

Écolier, quand il réussit sa sixième, il eut sa première guitare. Rouge, presque un jouet, mais de laquelle il sut tirer les chansons toujours entendues dans sa famille italienne.

Mais ce fut à l’École Normale, avec La belle équipe, que sa véritable passion se révéla. Avec elle, ses premières répétitions et ses premiers spectacles. Mais ensuite, la musique qui devait accompagner toute sa vie l’amena à former avec des amis Villeneuvois, un groupe, Galaxie, dans lequel il était le chanteur guitariste.

Galaxie, les bals de villages, les vogues où de sa voix chaude, puissante et tendre, il chanta les chansons à la mode. Il était le chanteur principal de l’orchestre, bien entouré par ses amis, Yves, René, Philippe, les frères Audibert et parfois une chanteuse, Simone. Instruments pas vraiment haut de gamme, mais tout de même : orgue, guitare, trompette violon et parfois accordéon. Cela dura jusqu’au moment où Galaxie s’éparpilla. Les jeunes préparaient leur avenir, qui à Paris, qui à Lyon.

Gino resta en Ardèche où il devint instituteur. mais en 1984-1985, détaché de l’Éducation Nationale auprès du CDDP de l’Ardèche, il amena des enfants de maternelles et de primaires publiques à créer leurs propres chansons en les dirigeant et en les accompagnant avec sa guitare.

En même temps, sa passion pour la musique et le chant l’amena à composer ses chansons et ses musiques. Un jour, il fut invité dans un cabaret parisien “Chez Georges” où il se produisit durant une semaine. Il chanta à la Foire de Paris, en Suisse, en Belgique et en France. Dans un spectacle, “Katiouchka ou l’Amour Fou”,  il devint le partenaire de Catherine Derain. Ils sillonnèrent la France durant deux ans.

Mais une autre étape, définitive celle-là, allait voir le jour. Gino,  sur les routes d’Ardèche, délaissa sa bicyclette pour sa musique.

En compagnie de Jacques, bassiste, Jean Marie, guitariste, quelque fois Alain, accordéoniste, et lui même, guitariste, il forma un autre groupe : “Gino Nazzareni et ses musiciens”.

Ses chansons, douces, politiques et nostalgiques, il les chanta avec sa voix et son cœur jusqu’au fond de l’Aven d’Orgnac.

A présent il s’est tu ; mais il reste le souvenir pour ses amis et ses admirateurs.

Il est pourtant d’ici, comme il le disait dans une de ses chansons, mais il erre désormais en terre étrangère.

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